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La forêt en Auvergne ? Essentiellement privée (85%) avec 210 000 propriétaires
pour 600 000 ha.
La propriété moyenne fait 2,72 ha en plusieurs parcelles non contigües :
la forêt est donc très morcelée.
Malgré cela, elle mobilise annuellement plus de
1,6 millions de m3
mais 40 % à peine de l'accroissement biologique. |
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Forêt et gestion durable
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Suite à différents sommets mondiaux (Rio, Helsinki,…) et aux décisions qui y ont été prises concernant la nécessité d’une gestion durable des forêts, un certain nombre de grands groupes industriels (fabricants de meubles, supermarchés de bricolage, centrale d’achats, …)
se sont mis à exiger de leurs fournisseurs des produits à base de bois certifiés « gestion durable », c’est-à-dire garantissant qu’ils avaient été fabriqués à partir d’arbres exploités dans des forêts gérées durablement.
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En réponse, les entreprises concernées ont fait remonter cette exigence toujours plus haut
dans la filière, jusqu’à atteindre le propriétaire forestier.
Dans un marché du bois mondial où la concurrence s’exerce à l’échelle planétaire,
le processus s’est rapidement imposé à tous les états.
C’est pourquoi la France, malgré ses traditions sylvicoles anciennes et une législation garante
de la pérennité de ses forêts, s’est vue contrainte d’engager, elle aussi, une procédure
de certification, au niveau national tout d’abord, puis au niveau de chacune de ses régions,
adaptée à ses caractéristiques forestières (en particulier au morcellement de la propriété),
appelée PEFC.
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Les objectifs sont au nombre de trois :
- donner au consommateur la garantie que le produit dérivé du bois qu’il achète
a été fabriqué à partir d’arbres récoltés dans une forêt gérée durablement ;
- valoriser l’amélioration continue de la gestion des forêts françaises ;
- doter la filière bois d’un argument concurrentiel et, notamment, faire valoir que le bois
est un matériau écologique, puisque renouvelable et renouvelé.
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L’Auvergne a démarré la procédure de certification en créant, le 18 décembre 2001, l’Association Auvergnate de Certification Forestière (A.A.C.F.), qui a reçu l’agrément de l’instance nationale
(PEFC France), le 12 février 2002.
Depuis cette reconnaissance, elle a procédé à l’élaboration de l’état des lieux
des forêts auvergnates et à la définition d’une politique de qualité de la gestion durable
en établissant des priorités, en définissant des indicateurs pertinents de suivi et en fixant
un niveau d’évolution, selon 5 grands axes :
- accroître la vitalité des forêts par un meilleur niveau de récolte, notamment en augmentant les surfaces forestières dotées d’un des documents de gestion forestière durable ;
- améliorer les conditions de gestion et faciliter la mobilisation du bois en augmentant
la taille moyenne des unités de gestion forestière, en facilitant la mise en marché des bois
issus de petite propriété ;
- faciliter le fonctionnement de la filière bois en améliorant la régularité des flux entre producteurs, gestionnaires et transformateurs, en favorisant l’évolution des outils
de transformation, en favorisant l’écoulement des produits connexes et en développant
la filière bois-énergie ;
- prendre en compte la biodiversité en diversifiant les essences et les peuplements
et en mettant en place un suivi d’espèces ;
- mieux intégrer les aspects environnementaux et sociaux par la recherche de l’équilibre sylvocynégétique, l’amélioration de la qualité des travaux forestiers et la gestion de l’accueil
du public.
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Pour adhérer au système de certification PEFC pour ses forêts, un propriétaire doit compléter
et signer un bulletin d’adhésion définissant les clauses qu’il s’engage à respecter dans l’ensemble de ses propriétés et acquitter une contribution financière (15 € par dossier et 1,5 €/ha/5 ans).
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